Accepter un nouvel emploi après 50 ans

Trouver un emploi passé le cap des 50 ans est souvent vécu comme une expérience difficile. L’employabilité semble décroître avec l’âge, malgré l’actuelle pénurie de main-d’œuvre. Et une fois l’emploi trouvé, qu’en sera-t-il de l’accueil et de l’intégration de cette personne? Pour répondre à cette question, nous nous sommes penchés sur l’expérience vécue par trois personnes de plus de 50 ans. Découvrons les traits communs de leur expérience.

Sylvie : découvrir un nouveau domaine d’emploi

Sylvie en avait assez de son ex-employeur. La croissance de l’organisation imposait une standardisation qui devenait de la pure bureaucratie pour elle. Après avoir cherché un autre emploi pendant un an, Sylvie a choisi de se tourner vers un domaine qui l’intéressait beaucoup. À 54 ans, elle est devenue l’assistante d’une femme d’affaires bien établie, qui a accepté de la former à partir de la base. L’adaptation, toutefois, s’avère houleuse pour Sylvie. Elle n’a pas vraiment le temps d’assimiler ses nouvelles tâches et le vocabulaire de ce nouveau domaine. Pendant ce temps, la pression augmente à mesure que le travail continue d’entrer, souvent accompagné de consignes floues et expéditives. D’une semaine à l’autre, Sylvie hésite entre rester ou partir.

Nancy : survivre à une perte d’emploi

Nancy perd son job à l’âge de 53 ans. Elle entreprend un cours intensif d’actualisation de connaissances et décide de se lancer à son compte. Mais sa perte d’emploi a laissé des marques : elle doute dorénavant d’elle-même et devient obsédée par la performance. Les affaires ne lèvent pas suffisamment et elle décide alors de poser sa candidature pour un poste au gouvernement. Nancy obtient l’emploi et a 57 ans au moment où elle intègre son nouveau milieu. Elle constate rapidement qu’aucune aide bureautique n’est disponible; elle doit tout faire, et vite. « Personne ne chôme au gouvernement! », dit-elle. Choisir la sécurité d’emploi l’amène à renoncer à certaines choses; elle en a le vertige et se demande si elle a fait le bon choix.

Réal : persister pour atteindre un objectif professionnel

En cours d’emploi, Réal doit se familiariser avec un nouveau domaine à son travail. Domaine nouveau, mais tout de même proche de celui dans lequel il a évolué pendant plus de 30 ans. Au cours des trois premiers mois, son adaptation est difficile. Fréquemment, il se dit : « dois-je continuer ou m’orienter ailleurs? ». À 62 ans, il choisit de persévérer en misant sur son expérience antérieure, ce qui l’aide grandement. De plus, il s’est fixé un objectif professionnel : devenir autonome pour développer son propre réseau de clients chez son employeur.

La résilience : une qualité qui s’acquiert avec l’âge

Pour rester motivés malgré les difficultés liées aux apprentissages qu’ils avaient à faire, Sylvie et Réal se disaient : « Tout s’apprend », « Je prends ce que j’ai à apprendre de cette expérience » ou « Continue d’avancer ». Pour Nancy c’était : « Montre ton enthousiasme, fais ton travail et crée ta chance. ».

Chacune des trois personnes que nous vous avons présentées se répétait une phrase mentale pour devenir plus résiliente. Si vous aviez à vous adapter à un nouvel emploi, auriez-vous vous tendance à vous répéter certaines phrases encourageantes afin de vous garder stimulé?

Les personnes de 50 ans et plus partagent une qualité propre à leur génération : ils rebondissent devant les difficultés et persévèrent devant l’adversité avec la conviction qu’ils ont quelque chose à apprendre de leur expérience. N’est-ce pas là, une qualité admirable qui puisse accroître notre intérêt de les embaucher?

Et vous, employeur?

Les employés de 50 ans et plus sont une force vive au travail. Bien guidés et bien soutenus dans leur adaptation, ils ne se poseront pas la question « dois-je rester ou partir ». Ils seront un atout pour une organisation. Bien sûr, ils possèdent une expérience de travail précieuse, mais un effort doit toutefois être fait pour les aider à être rapidement autonomes et productifs dans un nouveau milieu.

Pour faciliter leur adaptation en emploi, prenez le temps qu’il faut pour leur expliquer ce qui est attendu d’eux et pour les aider à se familiariser avec les concepts ou réalités propres à leur nouvel environnement de travail. C’est par votre concours qu’ils pourront acquérir les nouvelles connaissances dont ils ont besoin pour être efficaces.

S’impliquer activement dans l’intégration de ses nouveaux employés, peu importe leur génération, est une approche gagnante. Si vous ne savez que faire à cet égard, faites appel à des spécialistes RH qui vous aideront à faciliter l’intégration de vos nouveaux employés. (Communiquez avec nous pour obtenir votre outil gratuit Tâches du gestionnaire en matière d’intégration d’un nouvel employé).

Finalement, nous souhaitons à Sylvie, Nancy et Réal de récolter du plaisir à travailler! De même qu’à tout travailleur résilient qui a le courage de s’adapter progressivement à un changement d’emploi.

À propos : Kathleen Poirier, coach certifiée en gestion et fondatrice de Coaching RH. La mission de Coaching RH consiste à inspirer les leaders dans les organisations du Québec de façon à créer des milieux de travail sains et efficaces, propices au développement d’employés engagés, productifs et heureux au travail.

L’entreprise offre des services en gestion des ressources humaines, en formation et en coaching. Visitez notre site web http://coachingrh.com/ou communiquez avec nous.